Road-trip Sud Américain – South American road-trip.


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Lima, 6 mois après ce voyage :

Après 7 ans passés aux USA le « road trip » appartient au quotidien. Il est facile de s’évader, de quitter la routine sans trop regarder en arrière et simplement avancer. Les routes sont droites, larges, et mènent vers un ailleurs toujours plus intéressant, dépaysant ou relaxant. Rouler une quinzaine d’heures par jours y est courant.

Putre - Chile, first step in the Andes - Première étape dans les Andes

Putre – Chile, first step in the Andes – Première étape dans les Andes

En Amérique du Sud le réseau de bus et le système des taxis collectifs (colectivos) sont impressionnants. Pour celui qui est patient et débrouillard, il est aisé de se rendre d’un petit village à un autre. De même, voyager ainsi, pour quelques sous, sans trop avoir de destination en tête, en se laissant porter par les opportunités est plaisant. Par contre, lorsque l’on désire visiter ce coin perdu dont a entendu parlé, qui semble magnifique et qui est loin de tout, les choses se compliquent. Tout est possible, mais le coût peut alors devenir conséquent, sans parler du temps que les choses peuvent alors prendre.

Parinacota - Chile. Old church in this little village of the Andes - Vieille église dans ce petit village des Andes

Parinacota – Chile. Old church in this little village of the Andes – Vieille église dans ce petit village des Andes

Après avoir déterminé que le Nevado Ojos del Salado serait l’objectif de ce voyage, l’hésitation a été longue : voiture ou bus ? Il s’est vite avéré que l’Ojos del Salado ne serait qu’une excuse à cette vadrouille andine et qu’entre Lima et cette montagne tout ou presque était magnifique et méritait le détour. Lier tous ces endroits magnifiques par bus devenait d’un coup compliqué et contraignant. Quid de la rencontre impromptue que l’on souhaiterait prolonger, du petit bivouac idyllique pour passer la nuit…? Quid de la liberté d’aller à gauche lorsqu’on avait prévu d’aller à droite ?

Road trip-4

Bivouac a 5200 m on the volcano Guallatiri – Bivouac à 5200 m the sur les pentes du volcan Guallatiri – Chile

Une fois l’itinéraire plus ou moins dessiné, il était évident que le road trip en autonomie serait de rigueur. Cependant personne n’encourageait vraiment une telle entreprise. Sur internet, hormis quelques « overlanders » (voyageurs traversant les continents, généralement du Canada à la Patagonie) qui partagent leurs extraordinaires aventures sur des blogs passionnants, tout le monde recommande telle ou telle agence et déconseille l’aventure solitaire.

Crossing the Bolivian Altiplano - Traversée de l'altiplano Bolivien

Crossing the Bolivian Altiplano – Traversée de l’altiplano Bolivien

Il est même possible de lire sur certains forums de discussions, que seuls les lieux fréquentés par des agences présentent un intérêt et que visiter le reste est une perte de temps ! Ah qu’il est extraordinaire de constater que sur internet certains ont un avis sur tout, et surtout sur ce qu’ils ignorent.

Chatting in a small village, Bolivia - Discussion dans un petit village, Bolivie

Chatting in a small village, Bolivia – Discussion dans un petit village, Bolivie (Photo Sarah)

Préparer un tel voyage n’est pas simple. Commençons par l’achat de la voiture… au Pérou. 2 mois ont été nécessaire pour trouver un véhicule fiable et en bon état : un Toyota Land Cruiser Prado de 3 ans, 4.0 L. Un moteur essence puissant et efficace, gourmand en ville ou sur l’autoroute, mais dont la consommation en altitude et en mode 4×4 sera finalement très raisonnable (environ 12,5 L/100 km sur la route, 15 L/100 à plus de 4000 m d’altitude sur de mauvaises pistes). Qui dit voiture dit une variété importante de matériel pour pouvoir se sortir de mauvais pas : d’excellents pneus, compresseur, planches pour se sortir du sable, pelle, bidon de carburant, plaque de renfort sous le bloc moteur et la transmission, sangles diverses,… et surtout GPS. Les cartes papiers sont totalement inutiles car trop peu précises et parfois fausses : il est nécessaire de télécharger de bonnes cartes sur le GPS.

Gas station in Bolivia

Gas station in Bolivia – Salinas de Garci Mendoza

Et le départ arrive. Durant les premières heures de route un sentiment ambigu domine… Est il raisonnable de vraiment partir… ? Probablement pas… mais est il bon d’être trop raisonnable ?

Amazing Bivouac, Bolivia - South Lipez

Amazing Bivouac, Bolivia – South Lipez

Une fois la première frontière passée, les inquiétudes sont laissées de côté et l’émerveillement fait place. Finalement tout se passera bien. Très bien même. Les impératifs sont les même qu’ailleurs : se laisser porter par la route (ou le GPS), trouver du carburant, rouler avec prudence et surtout profiter de ce rêve éveillé. Car c’est finalement bien de cela qu’il s’agit. Plus de 6 mois après être revenu, c’est toujours avec émerveillement que je me replonge dans l’album photo et que les souvenirs ressurgissent quotidiennement.

The car is getting dirty... Bolivia

The car is getting dirty… Laguna Colorada, Bolivia

Le carburant peut cependant être un problème, surtout dans le nord du Chili et en Bolivie. On achète alors de l’essence en bidons, sans vraiment savoir ce que l’on verse dans le réservoir. Il faut parfois être patient pour trouver dans un petit village la personne qui possède encore quelques litres du précieux liquide. Ou alors aller vers la station qui, peut être, acceptera de vendre un plein aux touristes, en général à un prix trois fois supérieur au prix bolivien (loi de Evo Morales).

Laguna Verde, South Lopez, Bolivia

Licancabur volcano (on the right) and Laguna Verde, South Lipez, Bolivia

L’état des pistes peut aussi être inquiétant. Rien n’est infranchissable, mais sur les 8000 km parcourus, ¼ au moins s’est fait sur pistes parfois excellentes, parfois horribles. Rarement techniques, ce sont souvent de profondes ornières dues à la sur fréquentation d’un lieu (Sud Lipez – Bolivie) qui rendent la conduite difficile. Ou alors à l’inverse, le manque de passage et du coup d’entretien, peut compliquer les choses (nids de poules, ondulations…). En Argentine par exemple, entre la frontière Chilienne et Antofagasta de la Sierra, un problème mécanique sur une piste très peu fréquentée, isolée et défoncée poserait un sérieux problème. Une conduite prudente est de rigueur.

Near Antofagasta de la Sierra - Argentina

Near Antofagasta de la Sierra – Argentina

Et finalement… voiture ou bus ? A n’importe qui d’aventureux, de débrouillard ou de curieux je recommanderai directement de partir en autonomie (voiture ou vélo…). Les rencontres ne se feront pas dans le bus, mais au détour d’un virage, dans un village. Les bivouacs seront uniques et incroyables, et il sera possible de découvrir des endroits dont on ne soupçonne pas l’existence. Le contact avec les gens est aussi très différent car cette aventure suscite la curiosité et engage un échange respectueux. « Comment êtes vous arrivés ici ? Pourquoi ? Mais les touristes ne passent jamais par ici… Vous restez combien de temps ? Allez voir ceci ou cela. Je vous conseille cette route… ou telle infusion pour le mal des montagnes… ». Et il temps de repartir, emportant un peu plus de souvenirs, un peu plus d’images.

Road trip-19

Amazing bivouac near the Salar de Talar, Chile. Bivouac incroyable près du Salar de Tala, Chili.

Amazing bivouac near the Salar de Talar, Chile. Bivouac incroyable près du Salar de Talar, Chili.

– Plus de photos ci dessous –



Quelques liens – Few links :

Blogs :

http://panamnotes.com

http://wikioverland.org/Bolivia

An Overlander’s Guide to Bolivia’s Southwest Circuit

Cartes GPS – GPS Maps :

http://liferemotely.com/gear/choosing-gear/266-the-best-free-gps-maps-for-central-and-south-america

Viajeros Mapas était probablement la carte la plus utile, surtout dans le sud Lipez, mais non “routable”. Il est bon de télécharger plusieurs cartes et de passer de l’une à l’autre car les informations sont souvent complémentaires.

Viajeros Mapas was probably the most useful map we had, specially in South Lipez, but not routable. It is good to download a couple of maps and to switch during the trip as the informations are often complementary.



Lima, 6 months after this trip

After 7 years in the USA the “road trip” is part of a routine. It is easy to leave everything behind and just hit the road and go. Roads are straight, large, and always lead to an interesting place, more exotic and relaxing than home. Driving 15 hours per day is doable.

Volcano Guallatiri, Chile

Volcano Guallatiri, Chile

In South America the bus network and the shared taxi (colectivos) system are impressive. The patient and resourceful traveler will easily go from one small village to the other. It is a very convenient and cheap way to travel, following the diverse opportunities. But when one wants to visit this far away, isolated and wonderful place that he has heard about it starts to be more difficult. Everything is possible, but it might be much more expensive and it could be time consuming too.

Isluga church, Chile

Isluga church, Chile

After being sure that the goal of this trip was definitely the Nevado Ojos del Salado there was still a question: by car or by bus? We then realized that this mountain, the Ojos del Salado, was finally just an excuse to travel the High Andes and there were a lot of amazing places between Lima and this big volcano. Linking all those places by bus would be harder and more constraining. And what about the unexpected encounter, the stunning bivouac hidden near a lake, what about this left road that is more appealing than the planned right one?

Crossing the Bolivian Altiplano - En traversant l'altiplano bolivien

Crossing the Bolivian altiplano – En traversant l’altiplano bolivien

Once the itinerary more or less mapped, it seemed obvious that we would be on an independent road trip. However, nobody really encouraged such a project. On the Internet, few overlanders have some amazing blogs that are encouraging, but on some other websites, most of the people recommend some agencies and strongly discourage the independent adventure. On a forum someone even stated that trying to visit a place that is not on the agencies list, is a waist of time! How extraordinary it is to see that on the Internet some have an opinion about everything, especially about what they ignore.

In a small hotel, Tahua, Bolivia

In a small hotel, Tahua, Bolivia

Getting ready for such a trip was not the easy part. First it was time to buy a car… in Peru! It took 2 months to finally find a reliable vehicle: a 3 years old Toyota Land Cruiser Prado, 4.0 L. A powerful and efficient gas engine, greedy in town or on the highway, but pretty reasonable in high altitude and on bad tracks. Of course such a car needs a wide panel of accessories, just in case: good tires, compressor, sand ladders, Jerrican, skid plates to protect the engine and the transmission, … and GPS. Maps are generally not precise enough and sometimes even wrong… It is then much better to download some good and recent maps on the GPS.

Campo de Piedra Pomez - Antofagasta de la Sierra, Argentina

Campo de Piedra Pomez – Antofagasta de la Sierra, Argentina

And it is time to leave. During the first few hours on the road a weird feeling is palpable. Is it really reasonable to leave on this trip? Maybe not, but is it good to be too reasonable?

A true spirit, by bike from Montreal - Un "vrai", à vélo depuis Montréal - South Lipez, Bolivia

A true spirit, by bike from Montreal – Un “vrai”, à vélo depuis Montréal – South Lipez, Bolivia

But after crossing the first border it is just pure amazement and excitement. Finally everything will be fine. Road trip rules are the same here: follow the road (or the GPS), find some gas, drive with caution and of course enjoy!!! Yes, you are here to enjoy the landscape, the mountains, the remoteness, and the people… Even now, more than 6 months after this trip, I still enjoy this awesome trip on a daily basis.

Laguna Colorada- South Lopez, Bolivia

Laguna Colorada- South Lopez, Bolivia

Gas could be a problem, especially in North Chile and in Bolivia. Jerrican of gas can be bought in some shops, but it is impossible to really know what kind of liquid we are pouring into the gas tank. Sometimes patience is mandatory to find the person or the shop that still has few liters of the precious liquid to sell. Or to find a gas station that accepts to sell gas to tourist at a much higher price of course (Evo Morales law…)

Summit of Licancabur - South Lopez, Bolivia

Summit of Licancabur – South Lipez, Bolivia

Dirt roads and tracks can be an issue too. Nothing is too hard to be crossed, but on the 8000 km of this trip, about ¼ of it was on dirt roads, sometimes excellent, sometimes terrible. Tracks are rarely technical, and the most difficult parts are often deep ruts (high frequentation) that require caution. It could be an isolated and badly maintained track like the one between the Chilean/Argentinean border and Antofagasta de la Sierra: pot holes, corrugated… A mechanical issue there could be serious as it is a difficult stretch and far from any assistance.

Bivouac near Salar de Talar, Chile

Bivouac near Salar de Talar, Chile

Finally… Car or bus? To anyone who is adventurous, resourceful and curious, I would strongly recommend to go for the independent trip (car or bike…). Encounters will not happen in the bus then, but in a village, on the road… Bivouacs will be amazing and unique, and it is then possible to discover places that we ignore even the existence…

Argentinean border - Frontière Argentine

Argentinean border – Frontière Argentine

Contact with people is then different too, curious and polite. “How did you arrive here? Why? Tourists are never coming here… How long are you staying? You should visit this or that. I would recommend this road… Or this herbal tea to fight altitude sickness…”. And it is time to hit the road again, the eyes full of images and the head full of memories.

In red the dirt roads - En rouge les pistes

In red the dirt roads and tracks – En rouge les pistes

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