
Lima, 5 mois après ce voyage.
Bolivie, terre andine par excellence : Altiplano, volcans, cordillères. Le paysage pourrait être monotone, mais offre une variété de nuances, de couleurs, de lignes qui maintient le voyageur en éveil et qui excite sa curiosité.

En feuilletant un topo de montagne, on tombe sur ceci : « En Bolivie tout est possible, rien n’est sur ». Se rendre du point A à B durant ces quelques 10 jours nécessaires pour aller de Colchane à San Pedro de Atacama en passant par Uyuni, c’est partir dans une petite aventure, s’attendre à l’imprévisible. Il faut quitter les habitudes d’un monde trop moderne : non, tout ne se trouve pas sur internet. Dans quel état est cette piste ? Peut on couper par ici ? Que peut on voir par là ?

Mais quel bonheur de se laisser surprendre par l’inconnu, par ces endroits dont les images ne sont pas accessibles en quelques clics.
Bien sur Uyuni ou le sud Lipez sont extraordinaires, d’une beauté inoubliable. Cependant l’émotion que fait naître la surprise d’un endroit dont on n’imagine même pas l’existence n’est absolument pas comparable à ce que l’on ressent lorsque le paysage qui soudain s’affiche devant nos yeux n’est finalement que la confirmation de tous les clichés déjà publiés.

10 jours en Bolivie c’est peu finalement. Cependant la richesse de cette petite expérience est difficilement quantifiable. Les souvenirs se bousculent et se chevauchent, mémoires de ces journées remplies d’images, d’anecdotes et de rencontres.

Et là encore, comme au Chili, comme en Argentine, le vent, le soleil et le sable sont des constantes, usantes moralement et physiquement, mais sculptant lentement le paysage environnant.






