
Uyuni, Hotel Tonito, 3700 m
Que de chemin parcouru et d’expériences vécues depuis le Salar de Surire. Il est difficile de réaliser que cela fait déjà 4 jours que nous sommes en Bolivie, pays tellement surprenant…

Quitter le Salar de Surire et les thermes de Polloquere, c’est reprendre la “route” pour Colchane, ville frontière, dernières traces chiliennes avant la Bolivie. Parlons en un peu de cette piste, véritablement défoncée par endroits, mais qui parcourt des paysages tous plus extraordinaires les uns que les autres. Les nandous, lamas, vigognes sont toujours là pour nous accompagner. L’Altiplano est large, vaste et envoûtant. Le parc national Isluga est établi autour du volcan du même nom ; les églises sont toujours superbes et omniprésentes. On en retrouve une dans chaque village, ainsi qu’un terrain de foot et parfois un autre de basket.
Colchane. Après ces 3 jours loin de tout, c’est le retour vers la civilisation : une route goudronnée pour commencer. Colchane, c’est de la poussière, des ordures que le vent pousse un peu partout autour de la ville, un chien aux yeux bleus, un tournoi de foot qui semble être l’évènement du moment, un unique hôtel assez accueillant. Le vent s’accentue et le sable remplace bien vite l’air.

C’est avec une petite angoisse que nous nous dirigerons vers la frontière le matin venu. Tout va finalement assez vite et en à peine plus d’une heure nous sommes en Bolivie. Le contraste est vraiment incroyable. En 2 km nous avons changé de monde, d’époque. Nous sommes ailleurs. Il nous faut de l’essence… La station service de Pisiga est à sec. En tournant dans le village et en allant vers quelques personnes nous sommes dirigés vers une petite boutique tenue par une personne d’un autre âge qui nous vend 30 L de carburant dans des bidons en plastique. 40 km plus loin à Sabaya nous trouverons 30 L de plus. L’accueil est toujours chaleureux et parfois un peu curieux. Les conversations sont toujours sympathiques.

La route vers Oruro est excellente et déserte. Pour rejoindre Uyuni il serait possible de la suivre et d’effectuer un important détour, mais il est probablement plus élégant de couper droit vers le sud-est par une piste que notre GPS mentionne. Si cette piste est dans un premier temps excellente et rapide, tout change après quelques villages.

Le paysage devient plus sauvage, la piste se perd dans les buissons et la vitesse diminue à chaque kilomètre. 180 km de piste seront parcourus en 6h. 6 heures extraordinaires, de navigation au GPS, de pistes parfois pourries, de petits villages perdus loin de tout dans lesquels les enfants nous affichaient de grands sourires en agitant leurs mains. 6 heures durant lesquelles nous étions entre Ciel et Terre.


Dans le village de Belem, les rues sont en sable profond. Une voiture est ensablée, bloquant l’unique sortie. On nous demande de l’aide : nous sommes au moins 6 à pousser le véhicule qui fini par partir. On nous remercie chaleureusement pour notre aide (courir en poussant une voiture à 4000 m d’altitude…), on nous demande pourquoi nous sommes là car il n’y a jamais de touristes ici, la conversation est cordiale, poignée de mains, embrassades.

D’autres rencontres intenses et éphémères suivront dans la journée. Nous rejoindrons Tahua, sur les bords du Salar d’Uyuni à la tombée de la nuit. L’hôtel indiqué dans les guides est cher et ne corresponds pas à ce que nous cherchons.

On nous conseille une option “économique”, plutôt utilisée par les chauffeurs et les guides locaux. 5 euros la nuit en plein milieu du village, accès à la cuisine. Nous y resterons 2 jours, discutant chaleureusement avec le propriétaire et sa famille. Que de conseils, d’échanges, de questions, de curiosité. Un petit lama vieux de 24h, un petit chien. Encore une poignée de main franche et sincère au moment de se dire au revoir. Tahua est un endroit extraordinaire. Une petite pluie nous empêche de rejoindre Uyuni par le Salar sous peine de sérieuse corrosion de la voiture : il faudra donc faire le tour pour rejoindre la ville.

Nous y resterons 2 jours, discutant chaleureusement avec le propriétaire et sa famille. Que de conseils, d’échanges, de questions, de curiosité. Un petit lama vieux de 24h, un petit chien. Encore une poignée de main franche et sincère au moment de se dire au revoir. Tahua est un endroit extraordinaire. Une petite pluie nous empêche de rejoindre Uyuni par le Salar sous peine de sérieuse corrosion de la voiture : il faudra donc faire le tour pour rejoindre la ville.
Uyuni est beaucoup plus charmante qu’on ne le pensait. Rien de particulier cependant, mais ici l’industrie touristique a pris le dessus : plus de 80 agences touristiques, des restaurants tous identiques, des pizzas partout, …

Nous souhaitions rester quelques jours sur le Salar, mais la météo s’apprête à changer dans les prochains jours et nous décidons de partir vers le Chili plus vite que prévu afin d’éviter de visiter le Lipez du sud sous la pluie. Un tour d’une journée avec un guide dans un groupe de 7 sera donc la solution pour visiter le plus grand Salar du monde. La visite commence assez mal avec un cimetière de trains bondé de touristes, et un arrêt à Colchani cerné par les boutiques de souvenirs, mais une fois sur le Salar, l’aventure est simplement fantastique. Le groupe est franchement sympa, le paysage incroyable. La journée sera une réussite et un tel tour est largement recommandable. Demain nous partons pour 3 jours de pistes, en direction de San Pedro de Atacama au Chili.









Que de découvertes et de belles rencontres ! Vous nous faites rêver .